Blog & ressources centrés sur Christ
Vie chrétienne/Église

Comment traiter les contradictions dans la Bible ?

contradictions bible

Parfois, on semble rencontrer dans le texte biblique des erreurs apparentes. Des erreurs de copies, inversions de noms, ou alors des contradictions entre deux passages. Comment se positionner face à cela ? La Bible est-elle vraie ? Gleason Archer, chrétien théologien du 20e siècle, donne deux approches possible pour traiter ces contradictions dans son livre d’Introduction à l’Ancien Testament. Les voici :

1. On peut laisser en suspens les prétentions de la Bible à l’infaillibilité jusqu’à ce que chaque difficulté particulière soit éclaircie. Chaque fois que surgit un nouveau problème, la Bible est réduite au rang de suspecte jusqu’à ce que la question soit parfaitement résolue. Pendant ce temps, le croyant souffre les affres de l’incertitude et son âme est dans l’angoisse jusqu’à ce que la Bible soit de nouveau lavée des accusations portées contre elle.

2. On peut, même en face de contradictions apparentes, conserver sa foi en la pleine sûreté du texte biblique et attendre patiemment la justification qu’une recherche ultérieure ne manquera pas de fournir. Convaincu que seule son origine divine explique les phénomènes de l’Ecriture, on peut, avec Jésus de Nazareth, se fonder sur l’inerrance de la Parole de Dieu écrite et attendre l’éclaircissement final de tous les problèmes qui peuvent se poser.

Ceux qui suivent la seconde méthode seront peut-être taxés de subjectivisme illogique, puisqu’ils partent d’une conviction préalable. Mais cette accusation est mal fondée, puisque la Bible ne peut-être étudiée que sur la base d’un a priori ou d’un autre. Il faut partir du préalable que la Bible est un texte soit faillible, soit infaillible. Il n’y a pas de position intermédiaire. Personne ne peut demeurer en suspens dans une vague neutralité, sous prétexte de « laisser simplement la Bible parler pour elle-même ». Il faut commencer par savoir quel genre de livre parle ! Est-ce la Parole infaillible de Dieu, ou un produit humain, enclin à se tromper, où des éléments de vérité divine se mêlent à des erreurs humaines ? Si la Bible présente des données telles qu’elles obligent à reconnaître que seule l’origine divine est possible – et elle le fait abondamment – alors la seule position raisonnable est de prendre au sérieux sa prétention d’infaillibilité. Si dans les Ecritures Dieu se révèle lui-même avec autorité, il faut alors traiter toute contradiction comme apparente seulement, et non pas réelle. Quand tous les faits seront connus, les accusations d’erreur tomberont, infondées.

Une telle façon de procéder est courante dans les relations humaines, et n’encourt aucune critique défavorable. Par exemple, un mari ayant acquis la certitude que sa femme est fidèle et vertueuse refusera catégoriquement de la soupçonner, même si elle est vue en compagnie d’un autre homme. Sans tirer de conclusions défavorables, il attendra simplement les renseignements supplémentaires qui éclairciront la situation et expliqueront d’une façon satisfaisante pourquoi elle se trouvait avec l’homme en question. Ce serait une réaction stupide et indigne de lui que de douter de l’honnêteté de son épouse jusqu’à ce qu’elle s’explique. Une telle réaction ne serait normale que s’il était préalablement incertain de sa constance et de sa fidélité.

De même, si quelqu’un a été convaincu de l’autorité divine de la Bible, c’est insensé et indigne de lui de mettre en doute son infaillibilité jusqu’au moment où chaque critique a été repoussée. Plutôt que d’être un procédé scientifique et objectif, comme on le prétend parfois, une telle attitude démontre le va-et-vient illogique, d’un a priori à l’autre, d’un esprit timoré. Une contradiction réelle et absolue dans l’Ecriture (surtout si on peut la démontrer à partir des manuscrits originaux) serait un prétexte valable d’abandonner la foi en l’inerrance des Ecritures. Jusqu’à ce qu’une erreur flagrante en histoire ou en science ait été démontrée selon les lois de l’évidence au sens juridique, celui qui croit l’Ecriture peut persister sans nulle gêne à voir en elle l’infaillible Parole de Dieu. Il est très significatif qu’aucune erreur de ce genre n’ait encore été démontrée de façon satisfaisante pour un tribunal, bien qu’on ait plusieurs fois tenté de le faire.*

Croyons donc avec certitude en cette parole infaillible que Dieu nous a laissé : la Bible !

« Ta parole est la vérité » – Jean 17.17


*Tiré de Gleason Archer, Introduction à l’Ancien Testament, Emmaüs, p.30-31

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *