Les souffrances de Christ d’après Adolphe Monod

Adolphe Monod est un pasteur protestant du 19e siècle, compositeur de plusieurs cantiques, auteur de nombreux livres, et grand orateur. À l’âge de 53 ans, la maladie a mis un terme à son ministère public, et il dut rester alité pendant de nombreux mois. Adolphe Monod réunit alors chaque dimanche sa famille et ses amis proches, pour un moment de communion fraternelle en méditant la parole de Dieu, priant, chantant et prenant la cène.

A chaque fois, il prenait courtement la parole et exprimait ses pensées. Ces méditations ont été rassemblées après sa mort, et en voici un extrait, à propos de l’amour de Dieu et des souffrances que Christ a subi :

Non seulement des saints, mais des hommes même qui ne connaissaient pas le Seigneur, ont souffert patiemment les plus atroces douleurs ; mais en Jésus, avec ses douleurs infinies, il y avait une douleur secrète et intérieure que nous ne pouvons pénétrer, celle de porter seul devant le Dieu saint, lui innocent pour nous coupables, le poids de nos péchés ; de se trouver par eux comme séparé un moment (quoique j’ose à peine toucher ce mystère), comme séparé un moment de l’amour du Père, si l’on peut ainsi parler, quoiqu’il soit un avec lui, et contraint de s’écrier : « Mon Dieu, mon Dieu, pourquoi m’as-tu abandonné ? » Pourquoi souffre-t-il ainsi ? Pécheur, pour toi, pour toi; et il t’a tant aimé que quand il n’y aurait eu que toi à sauver sur la terre, il serait entré pour toi dans son Gethsémané.

Quel amour, mon Dieu, quel amour !

Enfin, voyez-le sur la croix. Je ne m’étends pas sur ce sujet; quand j’en aurais la force, comment décrire un pareil mystère ? Je me place avec vous au pied de la croix, et je contemple les souffrances de mon Sauveur. Et je vous fais observer ceci : c’est que dans le moment où il est livré à cette affreuse angoisse, à cette agonie qu’aucun homme n’a pu connaître, ni concevoir, ni presque entrevoir, il domine cette douleur pour glorifier Dieu et pour sauver les hommes jusqu’à la fin; et c’est du sein de cette agonie qu’on entend sortir des paroles telles que celles-ci : « Père, pardonne-leur, car ils ne savent ce qu’ils font » et encore : « Femme, voilà ton fils…. Disciple, voilà ta mère. »

Quel amour, mon Dieu, quel amour !

Quelles belles paroles, que ce texte d’Adolphe Monod ! Puissions-nous contempler chaque jour l’amour de notre Sauveur à la croix !

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