Se réjouir du jugement de Dieu – vraiment ?! (Psaume 75)

L’autre soir, en lisant un livre, j’ai été amené à lire un verset dans le Psaume 75. J’ai voulu lire le contexte, et mes yeux se sont donc arrêtés sur l’ensemble de ce Psaume. Ce que j’ai trouvé m’a frappé.

Ce Psaume présente la réalité d’un Dieu qui est le juge souverain. Nous y voyons d’abord – et cela n’est pas si surprenant que ça – que Dieu est dans une catégorie bien supérieure que les êtres humains.

Je dis à ceux qui se vantent : « Ne vous vantez pas ! » et aux méchants : « Ne levez pas la tête ! » Ne levez pas si haut votre tête, ne parlez pas avec tant d’arrogance, car ce n’est ni de l’est, ni de l’ouest, ni du désert que vient la grandeur. En effet, c’est Dieu qui juge : il abaisse l’un et il élève l’autre. (Psaumes 75.5-8)

La grandeur ne vient de nulle part sur cette terre. Aucun être humain n’a de raison de faire le fier, comme s’il était capable de quoi que ce soit. C’est Dieu qui est le juge souverain, qui est capable d’élever une personne et d’en abaisser une autre.

Nous voyons également dans ce Psaume que Asaph, l’auteur, loue Dieu : « Nous te louons, ô Dieu, nous te louons. Ton nom est dans nos bouches, nous proclamons tes merveilles. » (v.2) « Quant à moi, je ne cesserai d’annoncer cela, je chanterai en l’honneur du Dieu de Jacob. » (v.10) Rien de surprenant pour un Psaume !

Mais dans le milieu de ce Psaume, nous avons une description de la coupe du jugement de Dieu, qui s’abat sur les méchants. Et ce qui est surprenant, c’est que c’est précisément ça le sujet de louange de ce Psaume.

Il y a dans la main de l’Eternel une coupe où fermente un vin plein de liqueurs mêlées. Il en verse, et tous les méchants de la terre boivent, ils vident la coupe jusqu’à la lie. Quant à moi, je ne cesserai d’annoncer cela, je chanterai en l’honneur du Dieu de Jacob. (Psaumes 75.9-10)

Louer Dieu pour son jugement ? Vraiment ? Oui, c’est ce que fait Asaph ici…

Un jugement terrible mais totalement juste

C’est vrai que le jugement de Dieu est terrible. Dieu est infiniment puissant et souverain – il est dans une toute autre catégorie que nous. Son jugement a donc une ampleur magistrale – c’est terrifiant. Mais aussi infini qu’est sa puissance, aussi infinie est sa justice et sa perfection. Le jugement de Dieu est donc tout à fait juste. Dieu n’est pas un juge inique qui ferme les yeux sur le mal et qui condamne le bien, par abus d’autorité. C’est pour cela qu’il est tout à fait normal de louer ce jugement. Ce jugement est juste. Qui de nous ne ressent pas un sentiment de satisfaction lorsqu’un criminel est condamné par le tribunal ? Le mal doit être puni, c’est tout à fait normal. C’est une bonne chose.

Ainsi, parce que le mal est vraiment mauvais, Asaph peut se réjouir qu’il soit puni. Il célèbre Dieu d’avoir jugé le mal et condamné le pécheur. C’est la seule chose que mérite un pécheur. C’est la seule réponse appropriée face au mal. Nous ne devrions pas nous sentir mal à l’aise en entendant parler du jugement de Dieu, comme si c’était quelque chose d’injuste. C’est au contraire un soulagement de savoir que toutes les atrocités commises sur cette terre sont prises au sérieux, et seront traitées un jour. Le mal que l’on nous a fait sera puni. Les criminels que la justice humaine a laissé échapper seront condamnés.

Ce jugement nous pointe du doigt

Mais cette réalité du jugement nous pointe également du doigt. Il y a un jour où les secrets des cœurs seront dévoilés. Nous comparaîtrons tous devant ce juge souverain, que nous présente le Psaume 75. Si nous nous présentons devant ce juge avec notre propre justice, il n’y a aucun espoir pour nous. La seule issue sera la coupe du jugement de ce Dieu souverain (cf. v.8). Parce que notre cœur n’est pas pur, nos pensées sont mauvaises, nos vies sont des flèches qui attaquent la sainteté parfaite de Dieu. Mais si nous nous présentons avec la justice de Jésus-Christ, nous pourrons tenir debout. La vie parfaite de Jésus nous assure l’acceptation de la part de Dieu, et la mort de Jésus sur la croix du Calvaire nous assure l’absolution de notre condamnation.

Aussi dégoûtante qu’est notre justice, aussi parfaite est la sienne. Aussi grave est notre condamnation, aussi sûre est sa perfection. Aussi terrible est le jugement que nous devons subir, aussi joyeux est l’éternité qu’il nous offre. Jésus a pris sur lui nos péchés et nous a offert sa justice. Ô, précieuse vérité qui nous offre un regard plein de faveur de la part de ce juge souverain !

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