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Mission/Récits

Les oeuvres n’ont pas pu sauver John Wesley

John Wesley

Avant sa conversion, au contact des chrétiens moraves, John Wesley avait une grande confiance dans ses œuvres et sa propre justice pour son salut. Plein d’assurance, il est parti en Amérique en tant que ‘missionnaire’ dans les nouvelles colonies en Géorgie, pour instruire les Indiens dans la foi chrétienne. Après sa conversion, voilà ce qu’il écrit à ce sujet :

« J’ai été en Amérique pour convertir les Indiens ; mais, oh ! qui me convertira moi-même ? Qui me délivrera de mon mauvais cœur incrédule ? Ma religion est une belle religion d’été ; je puis en parler, je puis même y croire, tant que le danger est loin ; mais, quand la mort me regarde en face, alors mon esprit se trouble. Je ne puis pas dire ‘La mort m’est un gain.’ Oh ! Qui me délivrera de cette crainte de la mort ? Que ferai-je ? Où fuirai-je pour lui échapper ? »

Cinq jours plus tard, il écrit : « Il y a maintenant deux ans et près de quatre mois que j’ai quitté mon pays pour aller enseigner aux Indiens de la Géorgie la nature du christianisme. Mais qu’ai-je appris moi-même durant le même temps ? J’ai appris, ce dont je ne me doutais pas : que, moi qui travaille à convertir les autres, je n’ai jamais été converti moi-même. J’ai appris que je suis ‘privé de la gloire de Dieu’, que mon cœur est complétement ‘corrompu et abominable’, et que ma vie l’est aussi, puisqu’un ‘mauvais arbre ne peut porter de bons fruits’. J’ai appris que, privé de la vie de Dieu, je suis un enfant de colère, un héritier de l’enfer. J’ai appris que mes œuvres, mes souffrances, ma justice, loin de me réconcilier avec un Dieu offensé et de servir à expier le moindre de mes péchés (plus nombreux que les cheveux de ma tête), ne sauraient soutenir le regard de la justice divine, à moins d’être elles-mêmes expiées. J’ai appris que, portant écrite sur mon cœur ma sentence de mort, et n’ayant en moi aucune excuse à invoquer, il ne me reste aucune espérance, si ce n’est d’être justifié gratuitement par la rédemption qui est en Jésus ; aucune espérance, si ce n’est qu’en cherchant Christ, je Le trouverai, et que ‘je serai trouvé en Lui, ayant non la justice qui me venait de la loi, mais celle qui vient de la foi en Christ, savoir la justice qui vient de Dieu par la foi. »
Tiré de John Wesley, Sa vie et son œuvre par Mathieu Lelièvre, p.67-68

2 Comments

  1. Muller

    Comment peut-on être sur d’être converti soi-même.

  2. enfant de dieu

    tu n’ait plus le même homme tout se qui remplissé dans cœur n’est plus, amertume la tristesse l’angoisse etc…

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