Chacun connaît soit le vrai Dieu, soit une idole qui le remplace (John Paton)

Je viens de terminer la lecture de l’autobiographie de John Paton (version abrégée de 1898), l’homme qui préférait être mangé par des cannibales que finir rongé par des vers. Le récit de sa vie a été pour moi à la fois un sujet de reconnaissance et d’encouragement. Reconnaissance face à la grâce de Dieu à l’oeuvre pour que l’Evangile pénètre dans les peuples les plus reculés et au milieu des plus terribles souffrances. Et encouragement par l’exemple de John Paton, qui a enduré des épreuves terribles et qui a fait preuve d’une persévérance dont Dieu seul pouvait être l’auteur.

Je vous partage un paragraphe du livre où John Paton parle des idoles. (Si le langage vous paraît archaïque, prenez en compte le fait que cela a été écrit à la fin du 19e siècle !) John Paton écrit à propos des « natifs », les peuples des Nouvelles-Hébrides (une colonie franco-britannique dans le Pacifique) et tire une conclusion très intéressante :

Les natifs, sans aucune connaissance du vrai Dieu, ne cessaient de chercher le « Dieu inconnu. » Ne le trouvant pas, ils s’étaient fait des idoles presque de chaque chose : arbres, buissons, pierres, rochers, fontaines, cours d’eau, insectes, bêtes, hommes, esprits des trépassés, reliques telles que cheveux, ongles, etc. Ils adoraient de même les astres et les volcans, bref toutes les choses visibles avaient été tour à tour invoquées par eux comme dieux. Ce qui démontre bien que l’homme, si dégradé qu’il soit, est porté à s’appuyer sur un Etre supérieur, à adorer cet Etre dans lequel il a la vie, le mouvement et l’être, et sans la connaissance duquel il ne peut trouver le vrai repos, la vie éternelle. Une connaissance imparfaite du langage et des coutumes de certaines tribus a pu faire croire qu’elles n’avaient ni idoles, ni culte ; rien de cela ne paraissant au dehors. Mais il y a toujours une sorte de franc-maçonnerie dans les religions païennes : il s’y trouve des coutume set des symboles mystérieux que personne parmi les païens même ne connaît, sauf les prêtres et les hommes sacrés qui sont payés pour tenir leurs dévotions secrètes, même au sein de leur propre tribu, et qui le sont à plus forte raison pour les cacher aux étrangers. Partout chez les peuples civilisés comme chez les sauvages, nous voyons qu’il faut ou connaître le vrai Dieu, ou trouver une idole qui le remplace.


Tiré de John G. Paton, Le Grand Apôtre des Cannibales, 1898, p.32-33.

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