Hudson Taylor face au décès de ses proches

Hudson Taylor, un des premiers missionnaires pionniers en Chine, a connu de grand succès. Mais ces succès, qu’il faut accorder à la grâce et la puissance de Dieu uniquement, ont eu lieu au milieu de nombreuses et douloureuses épreuves.

La perte de ses enfants

Une de ces épreuves fut la perte de deux de ses enfants. Voici ce qu’il écrivit à la suite de leur décès :

« Je les ai vus éveillés pour la dernière fois en Chine… Deux de nos chers petits ne nous donnent plus d’anxiété ; ils reposent dans le sein de Jésus. Et maintenant, quoique rien ne puisse arrêter nos larmes, je remercie Dieu de me permettre, à moi si indigne, de prendre part à cette grande œuvre. Je n’ai aucun regret de m’y être engagé. C’est son œuvre et non la nôtre et cependant c’est quand même la nôtre, non parce que nous y sommes engagés, mais parce que nous sommes à Lui, et que nous sommes un avec Christ dont c’est l’ouvrage. »*

Quel exemple de courage et d’acceptation de la volonté de Dieu !

La perte de sa femme

Quelques années plus tard, Hudson Taylor vivra aussi la perte de sa chère épouse, survenue précipitamment, qui lui était d’un si fidèle soutien dans son ministère. Voici ce qu’il écrivit à sa mère à ce sujet :

« Je trouve un bonheur et un repos croissants à la pensée que c’est Dieu qui permet toutes choses, et qui les dirige toutes à concourir ensemble au bien de ceux qui L’aiment.
Lui seul savait ce que ma chère femme était pour moi. Il savait à quel point la lumière de mes yeux et la joie de mon âme étaient en elle. Le dernier jour de sa vie – nous n’avions aucune idée que ce serait le dernier – nos cœurs étaient réjouis mutuellement par l’aveu jamais vieilli de notre amour réciproque… et une des dernières choses qu’elle fit fut de placer un de ses bras autour de mon cou et l’autre main sur ma tête et je crois – ses lèvres ne pouvaient plus remuer – d’implorer sur moi une bénédiction. Mais Il vit qu’il était bon de la reprendre – bon pour elle en effet, et dans son amour Il l’a reprise sans souffrances – et non moins bon pour moi qui dois maintenant travailler et souffrir seul, et pourtant non pas abandonné car Dieu est plus proche de moi que jamais. »*

Et voici ce qu’il écrivit à M. Berger, un de ses fidèles partenaires resté en Angleterre :

« Quand je pense à la perte que j’ai faite, mon cœur, tout près de se rompre, s’élève avec reconnaissance vers Celui qui a épargné à ma bien-aimée de telles tristesses et l’a rendue si inexprimable ment heureuse. Mes larmes sont plus des larmes de joie que de chagrin. Mais surtout je me réjouis en Dieu, par Jésus-Christ, en ses œuvres, en ses voies, en sa providence et en Lui-même. Il me donne de connaître par l’épreuve ce qu’est « la volonté de Dieu, bonne agréable, parfaite ». Je me réjouis dans cette volonté. Elle est acceptable, elle est parfaite, elle est amour en action. Et bientôt, en vertu de cette même volonté, nous serons réunis pour ne plus nous séparer. Père, je veux que là où je suis, ceux que tu m’as donnés soient aussi. »*

Face à ces lignes, nous devons reconnaître qu’Hudson Taylor mettait en pratique le verset de Jacques 2.1 :

« Mes frères, regardez comme un sujet de joie complète les diverses épreuves auxquelles vous pouvez être exposés »


*Extraits tirés de L’aventure de la foi, Howard Taylor, p.161-162

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One Comment

  1. […] ce qu’écrivait Hudson Taylor à sa mère, alors qu’il était en Chine comme missionnaire pionnier, au milieu des souffrances […]

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