Hudson Taylor et la conversion d’un chef boudhiste

M. Nyi était un chef bouddhiste, marchand de coton de la ville de Ningpo. Il n’était jamais entré en contact avec l’Évangile. Voici l’histoire de sa conversion :

« Il était profondément sérieux, et comme président d’une société idolâtre, il donnait beaucoup de son temps et de son argent au service ‘des dieux’. Mais son cœur n’avait pas la paix, et plus il observait ses pratiques religieuses plus il les trouvait vides de sens.

Venant à passer un soir devant la porte ouverte, il remarqua qu’il se passait quelque chose. Une cloche sonnait et des gens se rassemblaient comme pour une réunion. Apprenant que cette salle servait pour des discussions de sujets religieux, il entra car il était préoccupé du problème de la punition des péchés et de la transmigration de l’âme. Un jeune étranger en costume chinois [Hudson Taylor] lisait un passage de ses Livres Saints. Ce prédicateur s’exprimait dans le dialecte de Ningpo et M. Nyi pouvait comprendre chaque mot de sa lecture. Mais quelle était la signification de ses paroles ?

‘Comme Moïse éleva le serpent dans le désert, il faut de même que le Fils de l’homme soit élevé… Car Dieu a tant aimé le monde qu’il a donné son Fils unique, afin que quiconque croit en lui ne périsse point, mais qu’il ait la vie éternelle. Dieu, en effet, n’a pas envoyé son Fils dans le monde pour qu’il juge le monde, mais pour que le monde soit sauvé par lui.’Jean 3.14-17

L’effet que produisirent ces paroles sur la conscience de ce bouddhiste fut immense. L’histoire du serpent d’airain dans le désert, illustrant le remède divin contre le péché et ses terribles conséquences, les grands faits de la vie, de la mort et de la résurrection de Jésus, et la réponse que ces vérités apportaient à ses propres besoins, tout cela lui fut révélé par l’action du Saint-Esprit.

La réunion finissait. Le maître étranger avait cessé de parler. Regardant tout l’auditoire, Nyi se leva et déclara avec simplicité :

« J’ai longtemps cherché la Verité, mais sans la trouver. J’ai cherché auprès et au loin, mais je ne l’ai pas découverte. Je n’ai pas trouvé de repos dans le confucianisme, le bouddhisme ou le taoïsme, mais je trouve le repos dans ce que nous avons entendu ce soir. C’est pourquoi, dès maintenant, je crois en Jésus. »

Il se mit ardemment à l’étude de la Bible et sa croissance dans la connaissance et dans la grâce était magnifique. Quelque temps après sa conversion […] il demanda à Hudson Taylor : « Depuis combien de temps avez-vous la Bonne Nouvelle dans votre pays ? »
« Plusieurs centaines d’années » fut la réponse gênée.
« Comment ? répliqua Nyi stupéfait, des centaines d’années ! Mon père a cherché la Vérité pendant plus de vingt ans et il est mort sans l’avoir trouvée. Pourquoi n’êtes-vous pas venus plus tôt ? »

Hudson Taylor ne put jamais oublier la souffrance de cet instant. Cette expérience renforça son désir de chercher à amener à Christ ceux qui n’avaient pas encore été atteints. »

Tiré de L’aventure de la foi, Howard Taylor, p.82-83

Que cet exemple puisse aussi nous interpeller ! Est-ce que nous cherchons à atteindre les extrémités du monde avec l’Évangile ? Est-ce que ça nous fait souffrir de savoir que des gens n’ont jamais entendus l’Évangile ? Réveillons-nous, et agissons, pour la gloire de Dieu !

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