Est-ce qu’il vaut mieux être mangé par des cannibales ou mangé par des vers ? (John Paton)

Je suis en train de dévorer une biographie de John G. Paton, un missionnaire écossais du 19e siècle. Je ne le connaissais que de nom, mais je suis en train de le découvrir à travers cette version abrégée de son autobiographie, qui date de 1898 (date à laquelle il était encore vivant – ce livre est une antiquité !).

John Paton avait dans son cœur une flamme qui brûlait pour Jésus. Il ne pouvait pas se taire. La bonne nouvelle de Jésus devait être partagée ! Il a travaillé pendant 10 ans à Glascow, dans son pays natal d’Ecosse, comme serviteur de l’Evangile.

Mais il a peu à peu commencé à prendre conscience que, même si son pays avait de nombreux besoins, il y avait aussi des milliers de gens hors de son pays qui n’avaient aucun accès à l’Evangile. Et comment ces gens allaient-ils croire en Jésus, si personne ne leur en parle (cf. Romains 10.12-15) ? À ce sujet, il partage :

« J’étais heureux et béni dans mon oeuvre, dit Paton, cependant le cri d’angoisse montant du coeur des païens des mers du Sud, poursuivait sans cesse mon âme. Peu de gens se préoccupaient d’eux, tandis que nombreux étaient ceux qui m’auraient volontiers remplacé dans l’oeuvre que je poursuivais. » (p.18)

Au bout d’un certain temps, une opportunité s’est ouverte pour lui de partir comme missionnaire aux Nouvelles-Hébrides, une colonie franco-britannique dans le Pacifique. Nombreux étaient ceux qui le décourageaient de partir. Presque tous ses amis s’opposaient à lui. Concernant cette opposition, John Paton raconte une anecdote qu’il vaut le coup de lire :

Parmi ceux qui cherchaient à me retenir était un vieux gentleman, excellent homme, dont l’argument principal était toujours : « Les Cannibales ! Ils vous mangeront ! »

A la fin, je répondis : « M. Dickson, vous êtes âgé et vous serez bientôt dans la tombe, mangé par des vers. Que je puisse seulement vivre et mourir en servant et glorifiant le Seigneur Jésus, je ne ferai aucune différence entre le fait d’être mangé par les cannibales et celui d’être mangé par les vers. Dans le grand jour de la résurrection, mon corps se relèvera semblable à celui de notre Sauveur, aussi bien que le vôtre. (p.19-20)

Wow ! Quelle réponse ! Le zèle de John Paton à annoncer l’Evangile à ces gens qui en avaient tant besoin est un exemple frappant de détermination – malgré le découragement d’autres personnes autour de lui.

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