La beauté de l’Évangile : mieux qu’un canyon !

Dernièrement, je lisais « Qu’est-ce que l’Évangile », un ouvrage très pertinent de Greg Gilbert sur la vraie signification de l’Évangile. Dans un des chapitres, nous sommes interpellés par notre réaction face à la beauté de l’Évangile. Lisez ce qui suit.

L’auteur raconte d’abord que lors d’un voyage avec deux amis de l’université au parc de Yellowstone, ils ont entrepris une petite excursion, sans suivre de carte. Ils ont commencé à marcher sur un long chemin, et au bout d’un certain temps, ne trouvant rien d’extraordinaire sinon des forêts et des sapins, ils ont ressenti un peu de déception.

Mais soudain, la forêt s’évanouit, et à leurs pieds s’étendait le magnifique Grand Canyon de la rivière Yellowstone. Des kilomètres en dessous d’eux, le sol présentait une gigantesque déchirure. Une rivière courait au fond et étincelait au soleil comme un diamant. Les oiseaux jouaient avec le vent, et chacun était émerveillé devant l’infini de l’abîme qui s’étendait devant eux. Ils sont restés tous les trois silencieux, puis ont entonnés le fameux cantique « Dieu Tout-Puissant », passant quelques minutes au bord du Grand Canyon à louer l’Auteur de ce magnifique et impressionnant chef-d’œuvre.

Puis, voilà ce que Greg Gilbert, l’auteur, relate de cette expérience :

Je crois que l’Évangile nous remplirait également d’émerveillement si seulement nous prenions le temps de nous arrêter pour méditer sur sa nature. Depuis combien de temps n’avons-nous pas levé les yeux de nos difficultés quotidiennes pour les diriger sur la splendeur du Grand Canyon que Dieu a réalisé en nous par l’Évangile ? Grand Canyon de la grâce insondable de son pardon envers les rebelles, du merveilleux don de son Fils, de sa souffrance et de sa mort, de l’établissement du Ressuscité sur un royaume d’une justice parfaite, de l’entrée des rachetés par son sang dans un nouveau ciel et une nouvelle terre d’où le péché et le mal seront bannis à jamais !

Comment se fait-il que je permette à la splendeur, à la puissance et à la grandeur de l’Évangile de déserter mes pensées pour de si longues périodes ? Pourquoi est-ce que je laisse mes préoccupations et mes émotions se focaliser sur des banalités comme la propreté de ma voiture, les programmes de la télé ou le menu de mon prochain repas, et non sur ces vérités extraordinaires ? Pourquoi est-ce que je vis si souvent ma vie comme si je portais des œillères plutôt que dans la lumière de l’éternité ? Pourquoi cet Évangile n’imprègne-t-il pas chaque fibre de mes relations avec mon épouse et mes enfants, mes collaborateurs, mes amis et mes frères et sœurs dans l’Église ?

En fait, je sais bien pourquoi. Parce que je suis un pécheur, le monde restera tapi dans mon cœur et me fera la guerre jusqu’au retour de Jésus. En attendant, je suis décidé à déterrer la hache de guerre et à combattre la paresse spirituelle et la léthargie dans lesquelles il veut me plonger ; je veux étreindre l’Évangile au point qu’il transforme toutes choses en moi : mes actions, mes affections, mes émotions, mes désirs, mes pensées et ma volonté.*

Frères et sœurs, puissions-nous être chaque jour émerveillés par la beauté de cet Évangile, par lequel nous sommes sauvés !


*Tiré de « Qu’est-ce que l’Évangile », Greg Gilbert, pp.98-99

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