L’angoisse de Gethsémané : Pourquoi ?

En lisant les évangiles, nous constatons qu’à l’approche de sa mort, Jésus a été « saisi de frayeur et d’angoisse » (Marc 14.33). Face à cela, nous pouvons nous demander : Pourquoi ? Pourquoi Jésus a éprouvé de la frayeur et de l’angoisse ? Ces quelques lignes, extraites du livre « Une vie centrée sur la croix », apportent une réflexion intéressante :

« Ce n’est pas comme si Jésus était surpris de l’approche de sa mort. Il avait décidé depuis bien longtemps de porter le jugement de Dieu en tant que substitut pour notre péché, et depuis des mois il avait parlé à maintes reprises de sa mort avec ses disciples.

Il n’est pas non plus en train d’essayer d’éviter ou de retarder l’heure du sacrifice pour lequel il était venu sur cette terre. Bien au contraire. Alors que tout le monde savait que Jérusalem était un foyer d’hostilité à son égard, il allait devant ses disciples les conduisant vers cette ville sans une pointe de réticence – de sorte que c’était les disciples qui « étaient troublés, et le suivaient avec crainte. » – Marc 10.32b. C’était les disciples qui avaient peur et étaient inquiets, pas Jésus.

Rien donc ne nous a préparés à Gethsémané, à cette heure soudaine, à ce profond désarroi.

Alors nous demandons : Pourquoi ?

Ce que cela signifiait pour lui

Voilà pourquoi : dans ce jardin, notre sauveur commence à être confronté comme jamais encore à l’ultime et profonde agonie du Calvaire – une agonie qui ira bien au-delà des aspects physiques  de sa souffrance.

Pour Jésus, la croix lui apportera une souffrance incomparable et sans précédent, due à la colère et à l’abandon. Sa descente vers ces profondeurs inexprimables commence à s’accentuer sérieusement dans ce jardin appelé Gethsémané.

Et alors que nous le suivons dans ce lieu pour l’observer, nous devons réaliser que ce qui transparaît ici dépasse de loin notre intelligence, notre capacité à comprendre. Il y a dans un vieil hymne un verset que je trouve particulièrement approprié :

Oh aide-moi à comprendre,
aide-moi à saisir
Ce que cela signifiait pour toi, le Saint,
de porter mon péché, à ma place*

Nous avons besoin d’une aide divine pour « saisir », pour absorber en profondeur ce que le fait de porter notre péché à notre place a signifié pour Jésus, le Saint. C’est ce que nous voulons comprendre – ce que cela a signifié pour lui. »


Extrait de Vivre une vie centrée sur la croix, C.J. Mahaney, p.93-94.
*Katherine A. M. Kelly, « Give Me a Sight, O Savior ».

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